Au Gillette Stadium de Boston, ce 13 juin 2026, la sélection haïtienne de football va se mesurer à l’Écosse pour son premier match de Coupe du Monde de FIFA 2026. Une rencontre qui pourrait servir de prétexte aux Grenadiers pour laisser des zébrures à l’histoire.
En 1974, en Allemagne, dans un groupe relevé avec l’Argentine, la Pologne et l’Italie, les bicolores n’ont enregistré trois défaites en trois matchs, confirmant leur statut de petit poucet du groupe. Seule satisfaction : les deux buts d’Emmanuel Sanon, notamment celui mettant fin au cycle d’invincibilité du puissant Dino Zoff.
En Amérique du Nord, les Grenadiers rêvent mieux et placent la barre haut, très haut. Ayant à leur tête, Sébastien Migné, les Haïtiens rêvent d’atteindre les 16èmes de finale.
Le sélectionneur l’a dit à plusieurs reprises: l’objectif est d’accéder au prochain tour. Pour y parvenir, il va falloir engranger des points. L’opportunité de marquer l’histoire se présente ce samedi contre les Écossais.
Les hommes de Sébastien Migné seront en quête de leur premier point dans l’histoire de la Coupe du Monde. Une cible qu’ils jugent atteignable tant la différence s’avère grande entre les équipes et les époques.
La Tartan Army retrouve le Mondial après 28 ans d’absence avec dans ses rangs de grands noms tels que Scott McTominay, meilleur joueur de la saison 2024-2025 en Série A ou encore Andy Robertson, capitaine, double vainqueur de la Premier League et vainqueur de la Ligue des Champions avec Liverpool. Il s’est dit fier que ce soit ce groupe qui ait pu ramener les Britanniques en Coupe du Monde.
Écosse – Haïti marque une affiche inédite, les deux sélections ne s’étant jamais mesurées auparavant. Steve Clarke, sélectionneur Écossais, en conférence de presse, s’est même plaint de leur méconnaissance des Grenadiers, mais reconnaît qu’il se doit de respecter l’adversaire.
À la disposition de Sébastien Migné, un groupe de 26 joueurs prêts mouiller le bleu et le rouge pour une cause plus profonde que le football. Une douzaine de millions d’âmes liées par le sang indigène s’accrochent à ce rêve de voir le Onze national s’illustrer durant cette 23e édition de la Coupe du Monde.
Trois jours après la déconvenue avec la FIFA, contraignant la sélection Haïtienne à modifier le design de son maillot officiel (la scène de Vertières) pour une image jugée politique, les Grenadiers ont l’occasion de briguer un énième motif de fierté, cette fois sur le rectangle vert.








